ATTENTION AUX CONTREFAÇONS !
Les éditeurs aussi, ça ose tout : de nos jours, plus de 90 % des tas de papelard brochés vendus avec l'estampille SAN-ANTONIO ne contiennent même pas une virgule de la main de Frédéric Dard.
Même quand le texte est de l'auteur, il faut savoir que dans les rééditions, des passages ont été bricolés par des minables qui ont l'impudence de falsifier les livres : ils remplacent (je ne suis pas sûr de mes exemples faute de lire n'importe quoi) ici une Traction par une DS ou René Coty par François Mitterrand, là Arletty par Vanessa Paradis et Madame Claude par Carla Bruni... Ils «modernisent» quoi, ces laquais de pissotières qui puent l'huile à mouches et les renvois de Kanterbräu.
Un de ces jours, ils affubleront Jean Valjean d'un téléphone GSM et Cosette d'un baladeur stéréo si on les laisse faire, ces bacilles de chiottes, misérables alchimistes des temps modernes qui voudraient bien transformer la merde en or mais qui ne parviennent qu'au résultat inverse.
François Rivière est un menteur : il affirme sans vergogne avoir repris les textes originaux pour la récente collection «Bouquins» (Editions Robert Laffont) mais c'est faux. La supercherie a d'ores et déjà été éventée par bon nombre de spécialistes de l'oeuvre de Frédéric Dard et ce, dès le premier tome.
Il ne tient qu'à nous, les lecteurs, de faire échec à ces faussaires, loufiats d'un capitalisme arrogant, que sont devenus les éditeurs. Boycottons ces épiceries à livres qui exposent des «pipoleries» et des contrefaçons sans intérêt : un SAN-ANTONIO, un vrai, ça s'achète dans les braderies, les vide-greniers ou chez les bouquinistes et plus il est ancien, moins il est bidouillé. Si nous sommes assez nombreux à consommer intelligemment, les éditeurs seront bien obligés de revenir à des pratiques plus orthodoxes.
Voici donc, dans la première partie de la bibliographie de Frédéric Dard, la liste exhaustive des titres légitimement estampillés SAN-ANTONIO : |
|